LA CHAINE MEDIATIQUE AU PROCES DE CHARLIE
Si Charlie perd le procès des caricatures, l’avion démocratie perdra un
de ces quatre moteurs. C’est par cette métaphore dont il a le secret que
Philippe Val posait la problématique du procès dans le TOC du mois de
janvier 2007. À en juger par la présence massive des caméras, on se dit d’abord
que les médias ont saisi l’enjeu. Quand les journaleux se mettent à se marcher
dessus et à jouer salement du coude pour accompagner Val pisser, à l’affût du
moindre prout échappé inopinément, on se demande à quoi tout cela rime.
Contenu à saisir
Textes: Pierre Cattan- Dessins: François Olislaeger
Segolene Royal: toujours debout
Au début, c’est son compagnon qu’on
surnommait « Culbuto ». François
hollande avait en effet cette capacité à se relever après chaque mauvais
coup. Maintenant que l’avenir présidentiel
du Premier secrétaire du PS est clarifié,
tout se passe comme si les caractéristi-
ques du jouet de notre enfance s’étaient
transmuées en Ségolène Royal. de trous
d’air en dévissage annoncé, de prédictions alarmistes en procès pour incompétence, la présidente
de Poitou-Charentes
est finalement, à l’orée
du printemps, encore
une « femme debout ».
Ce qui signifie sans
doute qu’au-delà de la
fumée médiatique et
des commentaires à la
petite semaine, il existe
chez cette femme une
épaisseur qu’il s’agit de rendre intelligible.
Profs en banlieue
Si l’éducation est le sujet préféré des Français, et si aucun colloque dans ce pays ne peut se terminer
sans des formules
définitives du genre : « C’est donc à l’école de... », elle est aussi un tabou. Tout le monde sait qu’elle
a besoin de réformes, mais personne
n’ose s’y atteler, ni même prononcer les mots qui font peur. L’éducation est le prototype
du débat fermé, où chacun s’enferme dans sa caricature. D de quoi s’agit-il ?
L’expression est galvaudée,
mais bien réelle : il existe une école à deux vitesses. D’un côté, les ghettos de riches, de l’autre, les ghettos de pauvres.
La chaine mediatique au proces de charlie
Si Charlie perd le procès des caricatures, l’avion démocratie perdra un
de ces quatre moteurs. C’est par cette métaphore dont il a le secret que
Philippe Val posait la problématique du procès dans le TOC du mois de
janvier 2007. À en juger par la présence massive des caméras, on se dit d’abord
que les médias ont saisi l’enjeu. Quand les journaleux se mettent à se marcher
dessus et à jouer salement du coude pour accompagner Val pisser, à l’affût du
moindre prout échappé inopinément, on se demande à quoi tout cela rime.