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| LES NOUVEAUX MILITANTS |
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| Le XXe siècle a été celui
des structures verticales.
États-Nations,
partis politiques aux
structures pyramidales,
syndicats... tout partait d’une large
base pour finir par une tête d’épingle
en haut de l’édifice. Mais les
partis fascistes ou communistes,
les syndicats centralisés et jusqu’aux
États-Nations,
tout a finalement cédé
face à l’idéologie marchande.
La force du
marché ? Une structure
sans chef ni bureau
politique, qui s’appuie
sur la volonté simple
de participer. Chacun
dans son coin, chacun
à son niveau fait, sans
chercher à coordonner
les actions entre
elles, avancer l’idéologie
marchande. Mondialisées
avant l’heure,
les lois du marché se
foutent des frontières
et des États ; chacun
peut s’y convertir sans
prendre sa carte. L’idéologie marchande
était la seule, au XXe siècle,
à ne pas s’appuyer sur un édifi ce
vertical. Elle est la première structure
totalement horizontalisée : elle
aura eu raison de toutes les autres
et sort du siècle passé en grande
victorieuse. Si la forme ne fait pas
tout, elle n’est pas à prendre à la
légère. Il suffit pour s’en convaincre
de voir les difficultés des États
à organiser le marché. |
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| Contenu à saisir |
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Arnauld Champremier-Trigano, Ahmed Meguini, Thierry Keller, Walid Berissoul, Elodie Bougoin - Photographies Cyril Cavalié |
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